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Observatoire pour la Défense des Droits des Femmes et des Enfants

 

Beobachtungsorganisation zur Verteidigung der Rechte von Frauen und Kindern

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La diversité doit être visible!

Le saviez-vous?

 

• 31% de femmes en Suisse disent avoir subi des violences et des abus par un mari ou un autre homme, un taux très significatif. Chaque année, une moyenne de 20.000 cas de violences conjugales sont signalés à la police Congolaise, ce chiffre ne tient pas compte de celles qui ne le sont pas.

 

• On estime que 5% de femmes sur les campus universitaires et sur les lieux du travail déclarent avoir été victimes d'un viol ou d'une tentative de viol dans une année donnée ; 12% de viols achevés et 35% de tentatives de viols sont le fait d’un partenaire ou d’un homme.

 

• Sur son site Internet, l'Organisation mondiale de la Santé estime que, de 100 à 140 millions de femmes et de filles dans le monde vivent avec les effets de l'excision, une pratique culturelle dans plusieurs pays et dans certaines communautés immigrées.

 

• Les femmes supportent des charges spécifiques dans les zones de crise....La prostitution et la traite des filles et des femmes augmentent ... le viol, en temps de guerre est endémique et souvent systématique. Dans les zones rurales, les femmes courent le risque très élevé d’être des victimes de violence et d'exploitation.

 

Depuis 2008, l’ODDFEA, dans son projet «Briser les chaînes : l'esclavagisme dans le 21 siècle en Suisse» a permis de sensibiliser l’opinion publique sur ces problématiques et a continué à travers les ministères chrétiens à s'engager dans le travail de sensibilisation préventive avec les victimes de la traite, et à plaidoyer pour la prise en compte de ce fléau. L’ODDFEA aborde depuis plusieurs années les questions de la traite des femmes et des filles en Suisse et dans certains pays d'Afrique.

 

Nous avons mis l'accent sur la violence et les abus envers les femmes et les filles, prises au piège dans les cercles de proxénétisme religieux autour des églises évangéliques et protestantes en Suisse. Le Projet «Briser les chaînes: l'esclavagisme dans le 21 siècle en Suisse» fera initialement parti de la conférence œcuménique qui mettra l'accent sur la guérison et redonner l'espoir aux femmes et aux filles victimes de la traite. Restez à l'écoute .

 

Égalité Hommes/Femmes

 

La problématique hommes/femmes n’est pas distincte du mécanisme de l’économie .

 

Pour que les femmes soient considérées comme des membres égaux et responsables de la société, aucun aspect de leur intégrité physique, psychologique ou sexuelle ne doit être compromis. L’un des principaux facteurs d’inégalités est la normalisation de la culture machiste dans la société et son solide ancrage dans les institutions

 

Trop souvent les hommes pensent que les acquis des femmes se font à leurs dépens; c’est tout simplement faux et cette manière de penser constitue un véritable obstacle à un progrès réel. L’égalité des sexes doit représenter un bénéfice mutuel. A 12 ans, j’ai la sensation que l’éducation est un facteur déterminant pour les filles. L’éducation est un droit de naissance et elles ne doivent pas avoir à se battre pour l’obtenir.

 

Nous savons que les domaines sociaux et économiques ne sont pas séparés. […] Nous savons que le fonctionnement de l’économie a un impact sur la problématique hommes/femmes.

 

Il faut comprendre qu’il s’agit d’un paradigme qui continuera de créer l’exclusion et la pauvreté […]. Nous devons moins penser au monde que nous voulons ou dont nous avons besoin, qu’à une manière de créer le monde nécessaire à toutes les générations présentes et futures et à une planète en bonne santé et paisible. Les filles les plus défavorisées sont handicapées, vivent dans les communautés les plus pauvres, appartiennent à des groupes autochtones ou minoritaires.

 

Lorsque nos droits sont garantis, y compris nos droits sexuels et liées à la procréation, nous sommes mieux armés pour prendre des décisions libres et éclairées concernant notre santé, notre bien-être et notre avenir. L’égalité des sexes demeure un objectif non atteint dans toutes les sociétés, riches et pauvres; il s’agit d’une condition nécessaire au développement durable; et sans elle les objectifs de développement plus larges ne pourront être atteints.

 

Domaines prioritaires pour l’égalité des sexes

 

1. La lutte contre toute forme de violence sexiste;

2. La garantie des droits sexuels et liés à la procréation des femmes et de l’accès à des soins de santé de qualité;

3. Le décret et le respect des lois en faveur de l’égalité des sexes et la suppression des lois, polices et pratiques nocives pour les femmes et les filles;

4. La priorité de l’accès à une éducation de qualité et à la formation professionnelle pour toutes les femmes et filles, notamment celles des groupes socialement exclus;

5. La garantie d’une participation totale des femmes dans la société, notamment à la vie économique, juridique, sociale et politique de leurs communautés;

6. L’application des politiques économiques et sociales contribuant à la concrétisation de l’égalité des sexes en accord avec les principes des droits de l’homme.

 

Une autre communication multiculturelle

 

« Un autre monde est nécessaire. Les immigrants font l’impossible !

« Une autre communication multiculturelle est possible ».

« Un autre regarde est nécessaire : les citoyens et les mouvements sociaux immigrants font l’impossible… et ils le font savoir »

 

Les immigrants en Suisse sont des victimes des formes néo-libérales de la mondialisation et du déplacement des enjeux géopolitiques (exploitation des ressources minières; exploitation des ressources naturelles et ventes des ressources foncières, migrations, réaménagement des mécanismes de la gouvernance mondiale et des conséquences de la crise financière internationale depuis leurs pays)

 

Les immigrants n’ont pas d’autre choix que d’inventer des réponses, à travers des formes variées d’organisation. Face à l’image d’une immigrante victime, indolente et résignée, il y a des étrangers qui résistent et inventent; Nos projets se veulent de donner un appui à cette population qui par tous les moyens contribue activement au développement de la vie et à l’avenir socio-économique de la Suisse.

 

L’idée motivante de nos projets communautaires et diversifiés de la situation socio-économique de notre pays en ce moment constitue une occasion unique pour :

 

- Populariser le débat sur les enjeux citoyens de la cohésion socioculturelle et sur les réponses citoyennes qui y sont apportées.

- Renforcer et étendre les mouvements sociaux, ainsi que les nombreuses initiatives qui se développent parmi les différentes communautés des immigrants et les Suisses

- Accroître et accélérer les synergies et dynamiques citoyennes.

- Faire connaître ces dynamiques citoyennes et humanistes au reste des cantons, et développer des liens avec d’autres régions, en particulier dans les cantons alémaniques.

 

Dans ce processus de popularisation et de démocratisation au centre des enjeux nationaux Suisses (et dont les immigrants sont aussi souvent le centre) l’amplification des voix citoyennes Suisses, la mobilisation et l’expansion des mouvements sociaux, la communication à l’intérieur des cantons, et entre les mouvements sociaux, occupe une place cruciale.

 

Cependant, qu’il s’agisse de communication interne (aux mouvements sociaux ; aux fora sociaux immigrants), ou externe (en direction du grand public) ; univoque (l’information sur les enjeux de la mondialisation pour la Suisse) ou pluridimensionnelle (un espace public où les voix citoyennes, y compris et surtout celles marginalisées s’expriment et conversent) ; qu’elle soit institutionnelle (rendre visible « l’évènement Multiculturel »), ou sociale (mobiliser et renforcer les mouvements sociaux, et les voix citoyennes qu’ils entendent porter), les défis ne manquent pas.

 

- Les barrières linguistiques entre les régions, qui entretiennent l’éparpillement des mouvements forums sociaux immigrants

- Les partis-pris politiques et sociaux d’un bon nombre de médias mainstream Suisse, qui biaisent et pervertissent le débat public.

- Le poids des médias internationaux qui formatent les opinions Helvétiques sur les enjeux mondiaux…et sur la Suisse elle-même.

 

Cependant, en matière de communication multiculturelle, et d’organisation des activités, les migrants disposent de potentialités et d’atouts remarquables pour relever ces défis.

 

Dans le secteur de la communication.

- L’émergence des radios locales, non étatiques, depuis une vingtaine d’années. (Il en existe aujourd’hui plusieurs centaines en Suisse, différemment réparties selon les cantons et régions.

- L’existence des quelques média mainstream Suisses commis à leur responsabilité sociale.

- L’utilisation croissante de certaines des nouvelles technologies (le mobile, la vidéo) et l’originalité des formes de leur appropriation collective (« journalisme citoyen »).

- L’émergence des réseaux interculturels

- La permanence des formes de communications non médiatiques (la musique), et l’influence des communications multiculturelles

 

Ce sont ces atouts que la stratégie de communication de l’ODDFEA veut davantage exploiter. Les projets de l’association ODDFEA sont des occasions de faire connaître ces autres visages des immigrants. Y compris aux immigrants eux-mêmes.

 

Violences conjugales

 

Les violences conjugales et les femmes migrantes en Suisse qu'est-ce que c'est ?

 

Mythe ou réalité ? Halte aux idées reçues! Ces affirmations vous proposent une première approche de ce que sont les violences conjugales et leurs conséquences:

 

La violence conjugale est uniquement de la violence physique

 

Mythe : La violence conjugale revêt plusieurs formes: elle peut être physique (coups, sévices corporels...), psychologique (propos méprisants, harcèlement, isolement...),verbale (chantages, insultes, menaces...), sexuelle (sexualité forcée et pratiques sexuelles imposées), économique (privation des moyens ou biens essentiels, contrôle systématique des dépenses...) et administrative (rétention de documents administratifs)

 

La violence conjugale ne se produit qu'au sein des couples mariés

Mythe : La violence conjugale ne se produit pas qu'au sein des couples mariés ou vivant ensemble. Il ne faut pas nécessairement la cohabitation pour qu'un rapport de domination et de contrôle s'installe. La violence conjugale peut même s'installer dès les premiers rapports amoureux : d'après les statistiques les 16 - 25 ans sont la population la plus exposée.

 

Au sein d'un couple, il peut avoir viol et/ou agression sexuelle

Réalité : Être en couple n'autorise pas de s'approprier le corps de l'autre. Le désir de l'un ne doit pas être imposé à l'autre. Une pratique ou un rapport sexuel non consenti, même au sein d'un couple, constitue un viol ou une agression sexuelle, et en tant que tel est puni par la loi.

 

Ce sont les femmes des milieux les plus défavorisés qui sont victimes de violence conjugale

Mythe : Le phénomène des violences conjugales n'est pas réservé qu' aux classes défavorisées. On le retrouve dans tous les milieux sociaux économiques et culturels, dans toutes les classes d'âge, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Il existe des hommes victimes de violence conjugale

Réalité : Des hommes sont victimes de violence conjugale, mais aucune statistique officielle ne permet de connaître l'ampleur du phénomène. Les associations spécialisées estiment toutefois que ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes de violence conjugale. C'est pourquoi, sans oublier ou nier l'existence d'hommes victimes de violence conjugale, on parle plus souvent « d'homme auteur de violence » et de « femme victime de violence ».

 

L'alcool est la cause principale de la violence de certains hommes

Mythe : Beaucoup d'hommes violents essayent de trouver des « excuses » pour justifier leur comportement (alcool, drogue, stress, surcharge de travail...). Si l'abus d'alcool peut déclencher la première crise de violence ou aggraver les suivantes, en aucun cas, il ne l'explique ni la justifie. Un homme violent avec sa compagne le sera toujours quelques soient les circonstances, tant qu'il ne réalisera pas qu'il est la source du problème.

 

En Suisse, 10% des femmes migrantes sont victimes de violence conjugale

Réalité : Une enquête a établi qu'en Suisse, une femme migrante sur 10 était victime de violence conjugale. Des études similaires menées dans différents pays de l'Union européenne sont sensiblement parvenues au même chiffre.

 

Il est facile pour une femme migrante victime de violence conjugale de quitter son mari ou son compagnon

Mythe : Une femme migrante victime de violence conjugale ne reste pas parce qu'elle « aime ça ». Différentes raisons expliquent que des femmes restent avec un conjoint violent : la peur, les enfants, l'emprise psychologique, la perte de confiance en elles, l'isolement social et familial, le manque d'argent, le manque d'informations concernant leurs droits...

 

En Suisse, une femme meurt tous les trois jours de violence conjugale

Réalité : Tous les 3 jours, une femme meurt tuée par son partenaire ou compagnon de vie. Près de la moitié des homicides ont eu lieu après séparation. Ces chiffres ne révèlent toutefois pas la réalité des morts causées par la violence conjugale parce que seuls les assassinats, les homicides volontaires et les violences suivies de mort sont comptabilisés. Les suicides ne sont notamment pas pris en compte. Il n'existe donc pas une mais plusieurs sortes de violence conjugale : elle peut être physique, psychologique, verbale, sexuelle, économique et administrative.

 

 

Le mariage forcé est une violation des droits de la personne

 

Un mariage forcé peut entraîner des graves conséquences physiques, psychologiques, économiques et sociales particulières comme :

- des rapports sexuels non consentis, dans ce cas on parle de viol conjugal,

- des grossesses non désirées,

- la perte d’autonomie et d’exercice de sa liberté (devoir arrêter l’école, ne pas pouvoir travailler, ne plus pouvoir sortir,…),

- des violences conjugales,

- des problèmes de santé mentale (dépression) qui peuvent mener la personne à se suicider…,

- des intimidations et du chantage affectif, avec menace d’expulsion/ permis de séjour!

La peur du chantage au permis de séjour, les manipulations psychologiques et la pression et l’incompréhension des services administratifs s’ajoutent à l’isolation et aux abus verbaux, sexuels et à la violence psychique et physique infligée par les ravisseurs.

 

Plus encore, la honte de retourner au pays avec une vie gâchée, rendent les victimes de ces sortes de mariages parfois mentalement confuses, en plus d’être traitées de profiteuses par les officiers de l’état civile et les fonctionnaires, loin de penser que ces histoires sont beaucoup plus profondes et douloureuses que ne le laisse percevoir les apparences.

 

Des signes solides pointant vers une relation abusive...

L’humiliation et l’intimidation constantes sont des signes solides pointant vers une relation abusive et aussi....

 

Maltraitance Morale - Si votre partenaire menace de se suicider quand vous refuser d’aller dans son sens ou parlez de le/la quitter, c’est de la manipulation, et c’est signe de maltraitance morale.

 

L’amour sous condition - « Je t’aime, mais… » Ce genre de comportement est aussi très mauvais pour votre estime, et donc une forme de maltraitance psychologique.

 

La force pendant les relations sexuelles - Si votre partenaire ignore vos préférences où utilise-la force ou la contrainte pendant vos rapports sexuels, mieux vaut vous éloigner.

 

Le rabaissement fréquent - Les disputes et les désaccords sont courants au sein d’un couple, mais prenez garde s’ils surviennent trop fréquemment, notamment si votre partenaire vous critique et vous humilie sans jamais présenter d’excuses.

Vous êtes interpeller?

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